Collections

Les collections du Musée de la Rubanerie racontent plus de 850 ans de tradition textile.

Par ses démonstrations de tissage à l’aide de métiers traditionnels, au jacquard ou encore de tresseuses, toutes les facettes de la fabrication des rubans se dévoilent, du lacet de chaussure à la mèche de bougie, de la sangle pour volets roulants à la ceinture de sécurité, de la fermeture à glissière (dite « Eclair ») aux étiquettes identifiant la marque d’un vêtement, en passant par les écussons, les serre-têtes, les bandes satinées des pantalons de smokings… le ruban envahit chacun des instants de nos vies.

Quelques exemples d'objets notables de notre collection

Le métier à barre

Particulièrement apprécié par les enfants qui peuvent l'actionner à toute vitesse, ce métier à barre est une reconstitution réalisée par Jules Mortreu sous les conseils avisés de Simon Vanhée. La présence de ce type de modèle sur le sol cominois est attestée dès 1719 avec l'implantation de l'activité rubanière de Philippe Hovyn, mais son invention remonterait au 16ème siècle. 

Le métier se compose d'un bâti à l'intérieur duquel des cames, doublées d'un arbre à came en croix, donnent le mouvement aux navettes. Cette mécanique s'actionne grâce au mouvement de bielle engagé par la barre. Tout se fait donc mécaniquement pour un résultat variant de 50 à 60 coups à la minute. 

Métier à demi-lune des entreprises Louis Masson

Inspiré par les découvertes de Jean Boivin vers 1830, ce métier combine une armure d'excentriques et un battant à crémaillère. La navette suit donc un mouvement de demi-lune. À cette époque, le rubanier prépare encore ses épeules à domicile, mais cette tâche sera ensuite confiée à de jeunes enfants de 9-10 ans, les épeuleux.

Ces modèles de métier fonctionnent au rythme de 120 coups/minute et peuvent tisser jusqu'à 20 rubans d'armure sergé. Le bâti de ce métier date de 1933 et restera d'actualité jusqu'en 1970 avant d'être remplacé par le tissage sur métier à aiguilles. 

Avant que Joseph Jacquard n'invente son mécanisme, il était tireur de lacs ou embarbes, système de cordes suspendues reliées à des poignées, on appelait aussi ce procédé tissage « à la tire ». On les actionnait manuellement pour commander les motifs inscrits sur des papiers de mise en carte. Ce travail était donc long et dépendait de la bonne connaissance des commandes par le manutentionnaire. Le système Jacquard permettra, en plus de gagner du temps, de tisser plus vite et plus efficacement des motifs simples comme complexes et le tout sans erreur.

Ce métier, de fabrication allemande datant des années 1920 à 1930, a la capacité de tisser quatre rubans avec quatre couleurs de trame. Grâce au savoir-faire de nombreux passionnés, nous avons conçu un ruban pour le Musée qui aura nécessité la préparation de 881 cartons troués ! Grâce à l'arrivée du Jacquard, à Comines, de nombreuses industries ont tissé d'étroites relationes avec de grandes marques textiles (Lacoste, Petit-Bateau, Hermès, Reebok...) 

Tresseuse du début du 20ème siècle

Le succès des rubaneries cominoises est également passé par les différents tressages. C'est aujourd'hui une technique qui a été perfectionnée au point de tresser de gigantesques câbles d'appontage pour porte-avion ou des cordes d'escalade. Le principe d'une tresseuse est simple : les bobineaux - aussi appelés poupées - circulent le long des rouages de façon circulaire. Ce tressage s'effectue autour d'une âme qui sert à donner du volume. 

La grande aventure Eclair

La fermeture Eclair est entrée dans le langage courant. Pourtant, il s'agit d'une marque issue de l'entreprise qui produisait des fermetures à glissière dans la région cominoise. L'histoire et le succès des rubaneries auront pris leur essor dans l'engouement pour cette innovation du 20ème siècle. En image, un modèle qui aurait pu devenir la plus grande fermeture à glissière du monde... mais le bois n'est malheureusement pas homologué.

Plus de 3000 objets inventoriés n'attendent que vous !

Avec une cinquantaine de machines fonctionnelles qui entourent l'univers de la rubanerie, notre musée possède également une grande quantité d'objets et d'archives permettant de dévoiler les secrets que chaque fil dissimule. Depuis bientôt quarante ans, des expositions temporaires auront mis en exergue certains éléments autour de thématiques poignantes telles que l'exploitation et la vie des enfants dans l'industrie textile. 

En effet, l'image ci-contre est un carnet de travail pour enfant. Car ces derniers ont joué un rôle très important dans le monde textile. Ces souvenirs on forgé les parents et grands-parents de la région qui n'hésitent pas à témoigner en découvrant certains trésors de notre musée. Ils sont nombreux, ces anciens "mamousets" qui perpétuent les traditions et le savoir-faire d'antan. 

Le marmouset ? Qu'est-ce que c'est ?

Cette poupée qui fait partie du folklore local et qu'on fête chaque année représente l'enfant du textile. Mais c'est également le nom d'une pièce très mobile des métiers à tisser. L'origine de ce sobriquet remonterait à l'emportement d'un Maître-Rubanier, agacé par un enfant un peu trop agité, qu'il aura alors comparé à cet élément. 

Tu bouges dans tous les sens, sale marmot, espèce de marmouset !

MUSEE DE LA RUBANERIE

Contact

Adresse

Rue des Arts 3 7780 Comines Belgique

Horaires

Fermé (Sur réservation)
Lu Fermé (Sur réservation)
Ma 08:30 - 12:00 | 13:30 - 16:30
Me 08:30 - 12:00 | 13:30 - 16:30
Je 08:30 - 12:00 | 13:30 - 16:30
Ve 08:30 - 12:00 | 13:30 - 16:30
Sa 15:00 - 16:30 (Seulement du 01/05 au 31/10)
Di 10:30 - 12:00 (Seulement du 01/05 au 31/10 - ouvert tous les premiers dimanches du mois)

Horaires

  • Visiter le musée donne systématiquement droit à une visite guidée par nos soins
  • Du mardi au vendredi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 16h30
  • Du 1er mai au 1er novembre, samedi à 15h et dimanche à 10h30.
  • Visite guidée gratuite le 1er dimanche du mois à 10h30.
  • Fermé aux visiteurs le lundi, mais accessible pour visite en groupe.

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