Aller au contenu. | Aller à la navigation

Navigation

Navigation
Menu de navigation
Vous êtes ici : Accueil / Ma commune / Autres services / Planification d'urgence / Exercice 2015
Actions sur le document

Exercice 2015

Cadre Général

Afin de répondre aux exigences définies dans l’Arrêté Royal du 16.02.2006, à savoir, en autre, l’organisation d’un exercice multidisciplinaire (exercice incluant l’intervention simultanée du service d’incendie, des secours médicaux et psychosociaux, de la police et des services communaux), notre Cellule Communale de Sécurité, représentée par au moins un membre des services susnommés, a décidé de mettre en place un exercice grandeur nature. Pour cela, un comité de pilotage, désigné pour organiser cet exercice et veiller à ce que toutes les disciplines censées être présentes en cas de situation de crise réelle aient leurs rôles à jouer a été désigné et a préparé cet exercice.

Il a donc été jugé opportun de créer un exercice qui mette la totalité des intervenants, qu’ils soient pompiers, policiers, ambulanciers ou encore employés et ouvriers communaux face à une situation de crise majeure. Ceci a pour but que ces personnes puissent obtenir une certaine expérience et avoir une meilleure vision de ce qui se passe lors d’une situation de crise.

Cet exercice a deux objectifs généraux définis par notre cellule de sécurité,  à savoir la communication et la collaboration multidisciplinaire.

La communication intra- et inter-disciplines en situation d’urgence est primordiale et incontournable dans la gestion d’une intervention multidisciplinaire et, au même titre, la collaboration multidisciplinaire dans la gestion d’une situation de crise est incontournable.

 

Le Plan Communal d’Urgence et d’Intervention (PCUI) : bases théoriques

Le Plan Communal d’Urgence et d’Intervention (PCUI) est élaboré à partir des prescriptions de l’Arrêté Royal du 16/02/2006. Cet arrêté impose aux communes :

  • L’établissement d’un plan d’urgence ;
  • La désignation d’un Planificateur d’Urgence ;
  • La création d’une Cellule Communale de Sécurité (CCS). 

 

Les disciplines

Cet arrêté définit également les différents services pouvant être amenés à intervenir en cas de situation de crise en les répartissant par « disciplines » :

  • Discipline 1 : Service incendie et secours ;
  • Discipline 2 : Secours médicaux, sanitaire et psychosociaux ;
  • Discipline 3 : Police des lieux ;
  • Discipline 4 : Appui logistique ;
  • Discipline 5 : Information.

 

Les cellules mises en place

En cas de crise, des cellules de coordinations sont mises en place :

  •  Le Comité de Coordination Communal (C.C.-Com) qui a pour rôle la gestion de la crise et le suivi de l’évènement. Il détermine les moyens nécessaires à mettre en place et le choix des méthodes de solution à apporter. Il s’agit de l’organe de coordination stratégique.
  • Le Poste de Commandement Opérationnel (PC Ops) qui permet la coordination opérationnelle entre les disciplines présentes sur le terrain. Il fait le lien entre le terrain et le CCCom. C’est également lui qui définit les zones de sécurité. Il s’agit de l’organe de coordination opérationnel.

Sans titre 1

Différents centres peuvent également être mis en place en fonction des besoins :

  • Le PMA (Poste médical avancé) : il accueille toutes les personnes présentes sur le lieu de l’évènement. Un tri est effectué parmi les personnes (blessés graves, blessés légers, non-blessés,…). Les personnes sont alors envoyées soit vers un hôpital, soit vers un centre d’accueil.
  • Le centre d’accueil : il s’agit d’un lieu où les non-blessés ou les personnes évacuées sont accueillis par une équipe psychosociale.
  • Un centre d’encadrement des proches : il s’agit d’un lieu ouvert aux familles qui attendent des informations concernant leurs proches qui étaient ou auraient pu être présent sur les lieux. L’encadrement de ce centre est également pris en charge par une équipe psychosociale.
  • Un centre d’appel téléphonique permet aux personnes d’obtenir des informations par téléphone. Un numéro spécifique est alors ouvert et donné à la population.

 

Les Zones de sécurité

Un zonage est effectué autour du foyer de la catastrophe afin d’éviter tout sur-accident.

Sans titre 2

L’exercice 

Nom

Afin de facilité les communications avec les centres 100 et 101, les exercices de ce type sont baptisés.

L’intitulé de cet exercice est « K-Zern Ex ».

 

Thème

Le thème général de l’exercice est une prise d’otages violente lors d’une manifestation sportive qui tourne mal au Quai Verboeckhoven à Warneton.

 

Organisation

Direction de l’exercice

Le directeur de l’exercice (Dir-Ex) est Monsieur Jean-Noël BEERLANDT, Planificateur d’Urgence de Comines-Warneton.

Le « Dir-Ex », est chargé du bon déroulement de l’exercice et du contrôle de la ligne conductrice de l’exercice. Il est aidé dans cette tâche par le comité de pilotage.

 

Comité de pilotage

Le comité de pilotage a été désigné en Cellule Communale de Sécurité et est composé de :

  • Monsieur Jean-Noël BEERLANDT, Planificateur d’Urgence
  • Madame Julie BOURGOIS, suppléante à la planification d’urgence
  • Madame Caroline PROVOOST, Coordinatrice Psychosociale Locale

Observateurs

Il a été demandé à chaque discipline de prévoir un ou plusieurs observateurs en fonction de leurs connaissances et compétences.

 

Politique de communication

Population locale

Dans un souci de garder un maximum le secret sur cet exercice, un communiqué, établi par la Discipline 5, discipline de l’information, a été diffusé par les organisateurs auprès des riverains après l’exercice. Ce message leur explique ce qu’il s’est réellement passé tout en s’excusant pour les désagréments éventuels.

 

Curieux

La zone d’intervention a été difficilement accessible suite à la mise en place d’un barrage qui a pour but d’empêcher un maximum de personnes de circuler sur le site. Toutefois, un représentant de la Discipline 5 (information) est présent sur les lieux afin de relayer les informations.

 

Déroulement de l’exercice

Scénario

Le 03 octobre 2015, sur le site multisport sis Quai Verboeckhoven à Warneton, se déroule un tournoi de mini-foot. Dans le cadre de cette activité, les organisateurs ont demandé à louer la salle communale qui faisait, auparavant, office de caserne de pompier pour y installer un bar, des tables, chaises, … et également dans le but de pouvoir bénéficier de sanitaires.

Le tournoi devient rapidement assez virulent et les organisateurs espèrent que la fin prévue vers 12h30 apaisera les esprits.

Alors que les matchs sont stoppés pour la journée plusieurs personnes se bousculent et s’échangent des injures. L’un d’entre eux, très énervé et pris de colère, part chercher des amis afin de se « venger » de l’affront reçu.

Quand il part, il heurte son bas de caisse et perd de l’huile.

Vers 13h30, le centre 100 R.I.N.S.I.S. de Mons appelle la centrale locale du service d’incendie de Comines-Warneton et l’avertit qu’un nettoyage de route est à effectuer Quai Verboeckhoven à Warneton. Une équipe de pompiers est envoyée sur les lieux.

Dans l’intervalle, le joueur vexé revient avec des amis afin de semer la terreur dans la salle. Quelques personnes s’étaient écartées de la salle à l’arrivée des truands et au vu de ce qui se passe, s’éparpillent dans Warneton pour se cacher. A côté de cela, deux protagonistes, se rendent compte de ce qu’ils sont sur le point de faire et s’enfuient plutôt que d’envahir la salle. L’un part à pied tandis que l’autre essaie de faire le tour du quai en voiture et se crashe.

Pendant qu’ils sont occupés à nettoyer la route, un coup de feu est tiré et une personne s’écroule devant leurs yeux.

L’exercice commence alors.

La réaction attendue était que les pompiers sur place signalent la situation auprès du centre 100, demandant un renfort policier sur les lieux. Au vu de la gravité de la situation, un responsable a contacté le Bourgmestre afin de demander de déclencher le plan d’Urgence. Après accord du Bourgmestre, chaque discipline a été appelée à intervenir et les différentes cellules se mettent en place. Des appuis en hommes et en matériel ont été amenés.

Dans cet exercice, ce sont les « comédiens » qui amenèrent les divers messages permettant de résoudre la situation (ce qu’ils ont vu, qui était présent,…). Une avancée progressive des besoins logistiques se dessina donc au fur et à mesure de l’évolution de l’exercice. Le scénario comprenait également quelques éléments perturbateurs (coups de feu, personnes blessées, début d’incendie,…) qui demandaient un réajustement des interventions. Une communication riche entre les différentes disciplines a donc été primordiale.

 

Timing

Le timing est défini de manière globale, c’est-à-dire qu’une estimation du temps d’intervention a été déterminée et que l’exercice a été égal à cette estimation. Les appels vers les centres 100 et 101 ont été lancés par des membres du comité de pilotage et la procédure d’appel des services de secours a suivi son processus normal.

 

Localisation de l’exercice

L’exercice s’est déroulé au Quai Verboeckhoven, le long de la Lys et dans Warneton, dans l’environnement immédiat du quai. Une partie s’est également déroulée dans l’ancien arsenal des pompiers de Warneton.

 

Démarrage de l’exercice - Modalité

A 13h30, le centre 100 a été appelé par un membre du comité de pilotage leur annonçant le lancement de l’exercice multidisciplinaire de Comines-Warneton, pour lequel le scénario leur a été transmis au préalable.

 

Arrangement des lieux

Différents acteurs jouent les rôles de personnes blessées, choquées ou simplement réfugiées dans différents endroits de Warneton, du quai et du chemin de halage.

 

Mise en place des acteurs : lieu, date et heure

Les acteurs ont été convoqués à partir de 12h00. Certains ont été maquillés et placés dans le bâtiment tandis que les autres ont rejoint des emplacements prédéterminés. Une fiche leur indiquant les symptômes que la victime présente ainsi que les réactions attendues leur a été remise et un dernier rappel sur l’exercice leur a été fourni.

 

Interruption de l’exercice

Recadrage des actions

Comme annoncé ci-dessus, une totale liberté d’action a été laissée aux intervenants. Toutefois, si le comité de pilotage avait remarqué une trop grande déviance par rapport à ce qui était prévu, des informations correctrices auraient été injectées par le biais de messages radios ou autres.

 

Incident réel

Si un incident réel avait dû se produire, l’exercice aurait immédiatement été interrompu afin de pouvoir venir en aide à la personne demandant réellement des secours. Cet incident aurait été annoncé par un des acteurs ou intervenants par l’utilisation du mot  « CUBERDON ».

 

Intervention réelle

En cas d’intervention réelle, le service d’incendie de la section pour lequel une intervention réelle se serait produite, serait parti assurer son travail de pompier. Les autres sections présentes prendraient le relais des tâches qu’il aurait eu à accomplir si besoin en était.

 

Au niveau policier, les patrouilles de garde ce jour-là auraient quitté l’exercice afin de pouvoir partir en intervention le cas échéant.

 

Fin de l’exercice

Modalité

C’est le Dir-Ex qui détermina la fin de l’exercice et cela fut annoncé par radio. Le comité de pilotage a estimé la durée de l’exercice à environ 2h30. Cependant, une marge d’environ 15 minutes maximum était prévue s’il était constaté que le terme de l’exercice était proche.

 

Action des participants (débriefing à chaud)

A la fin de l’exercice, un débriefing est organisé entre les responsables de discipline, le Bourgmestre, les observateurs et le comité de pilotage.

Il porte sur les actions des intervenants qui ont pu être observée durant l’exercice. Dans les semaines qui suivent, des débriefings seront faits avec les acteurs et chaque discipline fera un rapport du débriefing réalisé avec son personnel. Enfin, un débriefing général sera réalisé en Cellule Communale de Sécurité qui reprendra, de manière résumée, l’ensemble des débriefings effectués.

 

Renseignements généraux

Recommandations aux participants

Comportement

a.Motivation

Il a été demandé aux divers responsables de disciplines d’appréhender cet exercice comme s’ils se trouvaient face à une situation réelle. Afin de ne pas les démotiver, des informations ont été injectées à un rythme suivi afin qu’ils ne restent pas dans l’attente et soient actifs.

 

b.Respect des infrastructures

Seules les actions de sauvetage se sont déroulées en réel dans l’infrastructure. Un émulseur de fumée (non nocive) aurait dû être activé dans le local censé être en feu pour rendre la tâche des pompiers derniers plus réelle. La mise en place et l’utilisation de moyens d’extinction ont bien évidemment été simulées, tout comme l’utilisation des armes à feu qui s’est faite avec des armes d’entrainement.

 

Logistique

Transport/Parking

Le parking du quai servit pour les acteurs et le comité de pilotage. Le transport des personnes blessées ou choquées s’est fait en ambulance tandis que les personnes qui se seront cachées pour ensuite rejoindre la police sur le quai ont été rassemblées près du PMA et un bus de la Ville les a prises en charge pour les amener vers le centre d’accueil (C.A.).

 

Sécurité

Pour cet exercice, une attention particulière a été observée lors de la prise en charge des personnes « blessées » et des « choquées ».